Des dépositions de hauts-responsables Microsoft révèlent que les cas de disques Xbox 360 rayés étaient connus du constructeur avant même la sortie de la console. Une affaire qui fait parler d'elle devant les tribunaux américains, même si le fabricant continue à plaider innocent.
Un document officiel lié à une plainte déposée contre le constructeur en juillet dernier, récemment rendu public et déniché par le magazine Seattle Post-Intelligencer, cite ainsi la déposition de Hiroo Umeno, un haut-responsable Microsoft. Selon ce dernier, les cas de disques rayés étaient connus du fabricant avant même la sortie de la console en novembre 2005. "Quand nous avons découvert le problème en septembre ou en octobre, quand nous nous sommes rendus compte que le disque pouvait bouger à l'intérieur du lecteur, nous savions que c'était là la cause du problème", a-t-il déclaré. La question de la stabilité du DVD lors des opérations de lecture est d'autant plus délicate que celui tourne à très haute vitesse (7500 tours/minute). Selon Umeno, l'intensité de la force gyroscopique mise en jeu signifie que le disque peut se "décrocher" en cas de mouvement de la console.
D'après le document, Microsoft aurait alors envisagé trois solutions – toutes rejetées. La première était d'augmenter la force magnétique appliquée au disque pour le maintenir en place, ce qui aurait apparemment interféré avec le mécanisme d'ouverture à tiroir, un choix "inhabituel" pour une console pouvant être placée à la verticale selon les plaignants (la Playstation 3 et la Wii, au contraire, utilisent un mécanisme d'insertion à fente). La seconde impliquait de ralentir la vitesse de rotation du disque, ce qui aurait évidemment allongé les temps de chargement durant les situations de jeu. La troisième aurait nécessité la pose de petits tampons en caoutchouc afin d'empêcher le disque d'entrer en contact avec les composants internes de la console – mais au prix d'un investissement supplémentaire estimé entre 35 et 75 millions de dollars selon le constructeur. Ce dernier a finalement opté pour un simple avertissement et un programme de remplacement (payant) des disques rayés, solution jugée très insuffisante par les plaignants.
Ce n'est pas la première fois que le phénomène fait parler de lui. Les premiers cas de rayures étaient en effet apparus dès la sortie de la console, fin 2005, relayés entre autres par le loueur de jeux vidéo par correspondance Gamefly. Après que la télévision néerlandaise ait abordé le sujet au printemps 2007, l'affaire avait même fini par éveiller la curiosité de la Commission Européenne de la Protection des Consommateurs. Microsoft, pour sa part, a toujours maintenu qu'il n'existait aucun "problème systématique" avec le design de la console, expliquant les expériences malheureuses des joueurs en invoquant une "mauvaise utilisation" de la machine. Ce qui n'a pas empêché un certain nombre d'utilisateurs de déposer plainte devant les tribunaux américains, la dernière datant d'il y a quelques jours seulement.
Ce n'est pas non plus la première fois que Microsoft est accusé d'avoir été au courant des défaillances potentielles de sa machine bien avant sa sortie en magasins. Il y a quelques mois, un article de Dean Takahashi révélait en effet que le taux de processeurs principaux défectueux, responsables entre autres du fameux problème des red rings, atteignait encore des chiffres record trois mois seulement avant le lancement. Après des mois passés à minimiser l'ampleur du phénomène, Microsoft faisait finalement son coming out à la mi-2007, débloquant plus d'un milliard de dollars pour une coûteuse extension de garantie. En ce qui concerne les disques rayés, le constructeur, cependant, reste intraitable, revendiquant seulement 55.000 utilisateurs affectés, "moins de la moitié d'un pourcent du parc installé total". "La Xbox 360 est conçue pour ne pas endommager les disques à partir du moment où elle n'est pas bougée pendant que le lecteur tourne, a précisé un porte-parole au Seattle Post-Intelligencer. Si l'on bouge trop une console de jeu, pas seulement la Xbox 360, les disques peuvent être rayés."
source: overgame
Un document officiel lié à une plainte déposée contre le constructeur en juillet dernier, récemment rendu public et déniché par le magazine Seattle Post-Intelligencer, cite ainsi la déposition de Hiroo Umeno, un haut-responsable Microsoft. Selon ce dernier, les cas de disques rayés étaient connus du fabricant avant même la sortie de la console en novembre 2005. "Quand nous avons découvert le problème en septembre ou en octobre, quand nous nous sommes rendus compte que le disque pouvait bouger à l'intérieur du lecteur, nous savions que c'était là la cause du problème", a-t-il déclaré. La question de la stabilité du DVD lors des opérations de lecture est d'autant plus délicate que celui tourne à très haute vitesse (7500 tours/minute). Selon Umeno, l'intensité de la force gyroscopique mise en jeu signifie que le disque peut se "décrocher" en cas de mouvement de la console.
D'après le document, Microsoft aurait alors envisagé trois solutions – toutes rejetées. La première était d'augmenter la force magnétique appliquée au disque pour le maintenir en place, ce qui aurait apparemment interféré avec le mécanisme d'ouverture à tiroir, un choix "inhabituel" pour une console pouvant être placée à la verticale selon les plaignants (la Playstation 3 et la Wii, au contraire, utilisent un mécanisme d'insertion à fente). La seconde impliquait de ralentir la vitesse de rotation du disque, ce qui aurait évidemment allongé les temps de chargement durant les situations de jeu. La troisième aurait nécessité la pose de petits tampons en caoutchouc afin d'empêcher le disque d'entrer en contact avec les composants internes de la console – mais au prix d'un investissement supplémentaire estimé entre 35 et 75 millions de dollars selon le constructeur. Ce dernier a finalement opté pour un simple avertissement et un programme de remplacement (payant) des disques rayés, solution jugée très insuffisante par les plaignants.
Ce n'est pas la première fois que le phénomène fait parler de lui. Les premiers cas de rayures étaient en effet apparus dès la sortie de la console, fin 2005, relayés entre autres par le loueur de jeux vidéo par correspondance Gamefly. Après que la télévision néerlandaise ait abordé le sujet au printemps 2007, l'affaire avait même fini par éveiller la curiosité de la Commission Européenne de la Protection des Consommateurs. Microsoft, pour sa part, a toujours maintenu qu'il n'existait aucun "problème systématique" avec le design de la console, expliquant les expériences malheureuses des joueurs en invoquant une "mauvaise utilisation" de la machine. Ce qui n'a pas empêché un certain nombre d'utilisateurs de déposer plainte devant les tribunaux américains, la dernière datant d'il y a quelques jours seulement.
Ce n'est pas non plus la première fois que Microsoft est accusé d'avoir été au courant des défaillances potentielles de sa machine bien avant sa sortie en magasins. Il y a quelques mois, un article de Dean Takahashi révélait en effet que le taux de processeurs principaux défectueux, responsables entre autres du fameux problème des red rings, atteignait encore des chiffres record trois mois seulement avant le lancement. Après des mois passés à minimiser l'ampleur du phénomène, Microsoft faisait finalement son coming out à la mi-2007, débloquant plus d'un milliard de dollars pour une coûteuse extension de garantie. En ce qui concerne les disques rayés, le constructeur, cependant, reste intraitable, revendiquant seulement 55.000 utilisateurs affectés, "moins de la moitié d'un pourcent du parc installé total". "La Xbox 360 est conçue pour ne pas endommager les disques à partir du moment où elle n'est pas bougée pendant que le lecteur tourne, a précisé un porte-parole au Seattle Post-Intelligencer. Si l'on bouge trop une console de jeu, pas seulement la Xbox 360, les disques peuvent être rayés."
source: overgame
