Possibilité de concevoir des accessoires de jeu, AppStore efficace, terminal puissant et contrôles innovants : l'iPhone 3GS a tout pour faire de l'ombre à la sortie de la PSP Go.
Au cours des dernières semaines, Sony et Apple ont présenté leurs nouveaux périphériques portables qui se trouvent être tous deux taillés pour le jeu. En effet, si l'on sait bien que la PSP Go est – avant d'être un baladeur multimédia – une console de jeu portable, l'accent a une nouvelle fois été mis par Apple sur le jeu lors de la présentation de son nouvel iPhone 3G « Speed ». Car on se doute bien que si l'iPhone gagne en vitesse, c'est pour être plus à l'aise avec les applications les plus gourmandes, autrement dit les jeux ! Ce qui n'a rien d'étonnant pour qui a suivi la communication d'Apple autour de l'iPhone, une communication qui a toujours été très axée sur le divertissement, et notamment le jeu.
On rappellera aussi qu'à la sortie de l'iPhone, c'est toute la communauté de développeurs de jeu qui s'est enflammée autour des contrôles tactiles et gyroscopiques de la machine, qui s'est étonnée de sa puissance de calcul et qui s'est enthousiasmé autour de son modèle de distribution. Et le business du jeu iPhone est florissant, entre les spécialistes du jeu mobile (Gameloft et autres) qui se sont rapidement tournés vers l'AppStore et les designers soucieux d'inventer de nouvelles mécaniques de jeu. Oui mais voilà, les possesseurs d'iPhone savent bien que les contrôles tactiles donnent rarement satisfaction. Impossible de s'amuser sur une simulation précise avec un V-Pad (pad tactile et virtuel), difficile de prendre de bons virages en tenant son iPhone comme un volant dans un jeu de course, etc.
Afin de doper l'expérience de jeu, Apple vient – en catimini – d'annoncer la parade. Il suffit en effet de se référer à l'annonce de la bêta de l'iPhone OS 3.0 pour comprendre que ce nouveau SDK autorise désormais l'utilisation (et donc la conception) d'accessoires pour iPhone venant se greffer au port Apple propriétaire. « Autre fonctionnalité de la version bêta du logiciel iPhone OS 3.0, clé pour les développeurs : la capacité pour les applications de s'interfacer avec des accessoires matériels, ce qui crée une nouvelle forme de contrôle pour les développeurs d'accessoires pour iPhone et iPod touch et génère tout un écosystème de solutions inédites pour les clients », apprend-on.
Voilà des directions qui ne trompent pas, et qui prouve qu'Apple a bien l'intention de continuer à imposer son iPhone comme un périphérique de jeu valable, mais aussi idéal à monétiser grâce à l'AppStore et son modèle économique qui n'a déjà plus à faire ses preuves. C'est bien simple, la distribution numérique d'applications marche tellement fort que ce succès a poussé Sony à concevoir sa PSP Go en abandonnant le support physique (l'UMD) pour se concentrer sur le téléchargement payant de jeux.
A ce titre, la PSP Go se battra bel et bien sur le même segment que l'iPhone et visera un profil de joueur quasi-identique. Mais la portable de Sony traînera bien des désagréments par rapport à un iPhone que l'on imagine soutenu par les grands éditeurs, équipé d'un pad amovible digne de ce nom, proposant en plus des fonctions jeu une infinité d'usages (téléphone, e-mail, Internet, applis, iPod, etc.) et donnant accès à une ludothèque immense de titres vendus entre 1 et 10¤. Face à quoi la PSP devra faire valoir ses atouts, qui seront a priori la notoriété de la marque PlayStation, le support des studios financés par Sony et donc les exclusivités jeux, ainsi que l'ergonomie de la console.
Car niveau prix, la PSP Go fait déjà scandale. Avec un lancement prévu en octobre au prix de 249¤, nombreux sont les joueurs à crier au vol alors que la PSP actuelle, dotée d'un écran plus grand et d'un lecteur UMD, est vendue 169¤. Et ce n'est pas l'intégration de 16 Go de mémoire flash qui fait grimper les coûts vu le cours actuel de la mémoire. « C'est dingue, ils vont se faire beaucoup plus d'argent que sur la PSP 3000. A ce prix, j'espère que les gens ne vont pas acheter la PSP Go, et que Sony sera obligé de baisser son prix (...) Mais le pire, c'est que je suis certain, connaissant Sony, qu'ils vont arnaquer les gens jusqu'à ce que la PSP Go se soit vendue à plusieurs millions d'exemplaires » s'est énervé Michael Pachter. A qui répond Andrew House, P-DG Europe de Sony, en expliquant que le prix ne sera pas une barrière pour l'adoption de la PSP Go.
Ce n'est d'ailleurs pas la seule polémique que la PSP Go devra traîner. Actuellement, les forums s'enflamment pour savoir ce que les détenteurs d'une ancienne PSP et d'une flopée de jeux sur UMD feront de leurs jeux une fois une PSP Go achetée... Communauté qui, de plus, s'inquiète des prix qui seront pratiqués sur le Store en ligne de jeux PSP, et espère que les tarifs seront attractifs compte tenu du fait que Sony n'aura plus à supporter le coût du pressage des UMD.
John Koller, responsable Hardware chez Sony, a ainsi déclaré : « Clairement, nous faisons face à un problème pour les joueurs qui voudraient renouveler leur équipement et qui possèdent des jeux sur UMD. Cependant, nous n'allons pas les oublier, et nous travaillons sur plusieurs solutions possibles qui permettraient aux joueurs de disposer de copies numériques de leurs jeux pour en profiter sur PSP Go ». Un espoir existe donc. Toujours est-il qu'il apparaît comme évident qu'en marge du succès toujours étonnant - mais mérité ! - de la Nintendo DS et DSi, un duel important se profile du côté du jeu portable entre Apple et Sony. Intéressant...
Au cours des dernières semaines, Sony et Apple ont présenté leurs nouveaux périphériques portables qui se trouvent être tous deux taillés pour le jeu. En effet, si l'on sait bien que la PSP Go est – avant d'être un baladeur multimédia – une console de jeu portable, l'accent a une nouvelle fois été mis par Apple sur le jeu lors de la présentation de son nouvel iPhone 3G « Speed ». Car on se doute bien que si l'iPhone gagne en vitesse, c'est pour être plus à l'aise avec les applications les plus gourmandes, autrement dit les jeux ! Ce qui n'a rien d'étonnant pour qui a suivi la communication d'Apple autour de l'iPhone, une communication qui a toujours été très axée sur le divertissement, et notamment le jeu.
On rappellera aussi qu'à la sortie de l'iPhone, c'est toute la communauté de développeurs de jeu qui s'est enflammée autour des contrôles tactiles et gyroscopiques de la machine, qui s'est étonnée de sa puissance de calcul et qui s'est enthousiasmé autour de son modèle de distribution. Et le business du jeu iPhone est florissant, entre les spécialistes du jeu mobile (Gameloft et autres) qui se sont rapidement tournés vers l'AppStore et les designers soucieux d'inventer de nouvelles mécaniques de jeu. Oui mais voilà, les possesseurs d'iPhone savent bien que les contrôles tactiles donnent rarement satisfaction. Impossible de s'amuser sur une simulation précise avec un V-Pad (pad tactile et virtuel), difficile de prendre de bons virages en tenant son iPhone comme un volant dans un jeu de course, etc.
Afin de doper l'expérience de jeu, Apple vient – en catimini – d'annoncer la parade. Il suffit en effet de se référer à l'annonce de la bêta de l'iPhone OS 3.0 pour comprendre que ce nouveau SDK autorise désormais l'utilisation (et donc la conception) d'accessoires pour iPhone venant se greffer au port Apple propriétaire. « Autre fonctionnalité de la version bêta du logiciel iPhone OS 3.0, clé pour les développeurs : la capacité pour les applications de s'interfacer avec des accessoires matériels, ce qui crée une nouvelle forme de contrôle pour les développeurs d'accessoires pour iPhone et iPod touch et génère tout un écosystème de solutions inédites pour les clients », apprend-on.
Voilà des directions qui ne trompent pas, et qui prouve qu'Apple a bien l'intention de continuer à imposer son iPhone comme un périphérique de jeu valable, mais aussi idéal à monétiser grâce à l'AppStore et son modèle économique qui n'a déjà plus à faire ses preuves. C'est bien simple, la distribution numérique d'applications marche tellement fort que ce succès a poussé Sony à concevoir sa PSP Go en abandonnant le support physique (l'UMD) pour se concentrer sur le téléchargement payant de jeux.
A ce titre, la PSP Go se battra bel et bien sur le même segment que l'iPhone et visera un profil de joueur quasi-identique. Mais la portable de Sony traînera bien des désagréments par rapport à un iPhone que l'on imagine soutenu par les grands éditeurs, équipé d'un pad amovible digne de ce nom, proposant en plus des fonctions jeu une infinité d'usages (téléphone, e-mail, Internet, applis, iPod, etc.) et donnant accès à une ludothèque immense de titres vendus entre 1 et 10¤. Face à quoi la PSP devra faire valoir ses atouts, qui seront a priori la notoriété de la marque PlayStation, le support des studios financés par Sony et donc les exclusivités jeux, ainsi que l'ergonomie de la console.
Car niveau prix, la PSP Go fait déjà scandale. Avec un lancement prévu en octobre au prix de 249¤, nombreux sont les joueurs à crier au vol alors que la PSP actuelle, dotée d'un écran plus grand et d'un lecteur UMD, est vendue 169¤. Et ce n'est pas l'intégration de 16 Go de mémoire flash qui fait grimper les coûts vu le cours actuel de la mémoire. « C'est dingue, ils vont se faire beaucoup plus d'argent que sur la PSP 3000. A ce prix, j'espère que les gens ne vont pas acheter la PSP Go, et que Sony sera obligé de baisser son prix (...) Mais le pire, c'est que je suis certain, connaissant Sony, qu'ils vont arnaquer les gens jusqu'à ce que la PSP Go se soit vendue à plusieurs millions d'exemplaires » s'est énervé Michael Pachter. A qui répond Andrew House, P-DG Europe de Sony, en expliquant que le prix ne sera pas une barrière pour l'adoption de la PSP Go.
Ce n'est d'ailleurs pas la seule polémique que la PSP Go devra traîner. Actuellement, les forums s'enflamment pour savoir ce que les détenteurs d'une ancienne PSP et d'une flopée de jeux sur UMD feront de leurs jeux une fois une PSP Go achetée... Communauté qui, de plus, s'inquiète des prix qui seront pratiqués sur le Store en ligne de jeux PSP, et espère que les tarifs seront attractifs compte tenu du fait que Sony n'aura plus à supporter le coût du pressage des UMD.
John Koller, responsable Hardware chez Sony, a ainsi déclaré : « Clairement, nous faisons face à un problème pour les joueurs qui voudraient renouveler leur équipement et qui possèdent des jeux sur UMD. Cependant, nous n'allons pas les oublier, et nous travaillons sur plusieurs solutions possibles qui permettraient aux joueurs de disposer de copies numériques de leurs jeux pour en profiter sur PSP Go ». Un espoir existe donc. Toujours est-il qu'il apparaît comme évident qu'en marge du succès toujours étonnant - mais mérité ! - de la Nintendo DS et DSi, un duel important se profile du côté du jeu portable entre Apple et Sony. Intéressant...
